Date : 2026
Format et technique : Performances filmées, boucle
Dans cette performance filmée, les artistes s’insèrent à la lisière d’un double paysage : celui du parc du Dourven actuel (tangible, qui sert d’écran) et celui de la mémoire de la tempête Ciarán en novembre 2023 (fantomatique, via des projections photographiques). Cette mise en scène leur permet alors de se réinscrire au sein de leurs propres souvenirs, comme s’ils souhaitaient s’y replonger. Mais cette volonté intime, presque romantique, bute sur le réel : le lieu, devenu support de projection, dissout l’image dès que le point de vue bascule. Le passé se déchire ainsi sur le relief du présent. La figure humaine devient témoin, silhouette de passage entre deux états du réel. Immobile, elle ne domine pas la scène : elle en fait partie, absorbée dans la texture du monde.
Création réalisée dans le cadre d’une résidence à la galerie du Dourven et présentée pour la première fois au sein de l’exposition qui en a découlé SEUIL CRITIQUE




