Reliquaire prend la forme d’une boîte en or épousant la silhouette de la pointe de la presqu’île du Dourven. Elle abrite en son sein la réplique miniature d’un arbre tombé dans le parc lors de la tempête, tiré des scans réalisés sur place puis imprimé en 3D. Le lieu s’y conserve lui même, oscillant entre relique et maquette, mémoire et simulacre.
Entre objet de culte et objet d’archéologie, la boîte emprunte son esthétique surannée à ces écrins précieux dans lesquels les siècles passés enchâssaient fragments d’os, d’étoffes ou de bois sacré. Ici, le fragment vénéré n’est plus celui d’un saint mais celui d’un paysage effondré, et son auréole dorée vient recouvrir l’issue de deux technologies
contemporaines : le scan 3D et l’impression 3D. Le parc du Dourven devient le fossile d’un paysage miniature, et la relique, la preuve matérielle d’un effondrement que le numérique a permis de saisir avant qu’il ne disparaisse.

Création réalisée dans le cadre d’une résidence à la galerie du Dourven et présentée pour la première fois au sein de l’exposition qui en a découlé : SEUIL CRITIQUE

Crédits photo : Yoan Brière /@yoan.briere et Léa Molinier / @leamopro